Korruption

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Au coeur du système nazi
Que se passe-t-il lorsque la corruption s´installe au coeur de l´Etat ? Qu´advient-il du peuple qui ne l´accepte pas ? De ceux qui ferment les yeux ? Parler de corruption à l´époque nazie n´est pas la première chose qui vient à l´esprit, alors même qu´une longue tradition historiographique nous a confortés dans l´idée d´une bureaucratie allemande entretenue dans l´ignorance des conséquences dramatiques de ses actes.
Pourtant l´ouvrage de Frank Bajohr apporte à cet égard un éclairage édifiant : le régime nazi reposait sur une corruption quasi organique. Le système récompensait les plus fidèles, enrichissait les plus zélés, spoliait les bannis. Argent, demeures, entreprises, oeuvres d´art changèrent de mains en quelques mois sans que les institutions garantes du droit n´aient réagi. Le vol, le pillage, occultés par une idéologie omniprésente, furent bien les leviers indispensables du pouvoir nazi et un rouage essentiel de la Shoah.
Comment tout cela fut-il possible dans ce grand empire allemand, traditionnellement attaché à ses lois ? Le livre est nourri des scandales de ces SS avides, à la cupidité sans limite, affranchis de la moindre humanité. Budgets publics détournés, petits et grands arrangements, incompétence généralisée témoignent contre la "supposée bonne gestion nazie". Mais l´auteur va plus loin : les comportements des dirigeants érigés en modèles firent école en libérant nombre d´Allemands "tout à fait normaux" des scrupules qui les retenaient encore.
Un Rubicon moral avait été franchi.
Que se passe-t-il lorsque la corruption s´installe au coeur de l´Etat ? Qu´advient-il du peuple qui ne l´accepte pas ? De ceux qui ferment les yeux ? Parler de corruption à l´époque nazie n´est pas la première chose qui vient à l´esprit, alors même qu´une longue tradition historiographique nous a confortés dans l´idée d´une bureaucratie allemande entretenue dans l´ignorance des conséquences dramatiques de ses actes.
Pourtant l´ouvrage de Frank Bajohr apporte à cet égard un éclairage édifiant : le régime nazi reposait sur une corruption quasi organique. Le système récompensait les plus fidèles, enrichissait les plus zélés, spoliait les bannis. Argent, demeures, entreprises, oeuvres d´art changèrent de mains en quelques mois sans que les institutions garantes du droit n´aient réagi. Le vol, le pillage, occultés par une idéologie omniprésente, furent bien les leviers indispensables du pouvoir nazi et un rouage essentiel de la Shoah.
Comment tout cela fut-il possible dans ce grand empire allemand, traditionnellement attaché à ses lois ? Le livre est nourri des scandales de ces SS avides, à la cupidité sans limite, affranchis de la moindre humanité. Budgets publics détournés, petits et grands arrangements, incompétence généralisée témoignent contre la "supposée bonne gestion nazie". Mais l´auteur va plus loin : les comportements des dirigeants érigés en modèles firent école en libérant nombre d´Allemands "tout à fait normaux" des scrupules qui les retenaient encore.
Un Rubicon moral avait été franchi.