Nicolas de Stäel. La peinture comme un feu

Nicolas de Stäel. La peinture comme un feu
"On fonctionne comme on peut. Et moi j´ai besoin pour me renouveler, pour me développer, de fonctionner toujours différemment d´une chose à l´autre, sans esthétique a priori... Ce qui importe c´est que ce soit juste". Cette formule que Nicolas de Staël couche sur le papier dans une lettre de janvier 1955, deux mois avant de se donner la mort à Antibes, synthétise le principe qui a gouverné sa trajectoire.
Guidé par un puissant instinct et une vive aspiration spirituelle, il a su transformer les coups de l´adversité en ressort de créativité. Des ciels gris-bleu de Saint-Pétersbourg à la perspective azur de la Méditerranée, Staël a cheminé en solitaire, à la fois ombrageux et solaire, entouré et seul, orgueilleux et compassionnel, avant de s´éteindre comme une comète folle au terme d´un parcours aussi lumineux que tragique.